Une vie pas si banale!

Finalement, en regardant de plus près, ma vie n'est peut-être pas aussi banale qu'elle y paraît! Mes joies, mes peines, mes découvertes, mes expériences... qui peuvent, j'espère, servir à d'autres. Altruiste? Et alors...?

11 octobre 2008

La mortalité expliquée au petit...

Non, aucune faute d’orthographe dans mon titre. Vous comprendrez en lisant la suite.

Annonce AFP du 18 septembre 2008 :

[…] Selon M. Sarkozy, "l'hôpital doit se réorganiser pour privilégier les soins de recours et donner corps à de véritables filières de soin" car "nous souffrons trop de l'éparpillement des ressources médicales et paramédicales".

Il a également souhaité que "chaque établissement analyse avec attention les causes des accidents liés aux soins prodigués en son sein", estimant que cela contribuerait à améliorer les soins en hôpital.

"Pour accélérer le mouvement, il faut que soient rendus publics, pour chaque établissement de santé, quelques indicateurs simples, comme le taux de mortalité ou le taux d'infections. Je veux des résultats concrets". […]

Intégralité de l’annonce ici 

Petit Nicolas, avant de dire des inepties pareilles, il faudrait connaître le fonctionnement quotidien des établissements de santé en France.

Taux d’infections :

Connaissez-vous les C.L.I.N. (Comités de Lutte contre les Infections Nosocomiales) ?

Pourtant ils recensent toutes les infections nosocomiales depuis… 15 ans pour les hôpitaux publics, et 9 ans dans le privé ! (source )

Bel effet d’annonce… !

Taux de mortalité :

Alors là, chapeau bas !

Saviez-vous que depuis leur création, les établissements privés se méfient, comme de la peste, de leurs taux de mortalité ? Ben oui ça fait mieux, sur un compte rendu annuel, de voir un taux qui s’approche de zéro.

Les cliniques travaillent-elles mieux que les C.H.U. ?

Peut-être, mais surtout elles mutent rapidement les patients qu’elles estiment “perdus”.

Et savez-vous où elles les mutent ?

Allez, un petit effort de concentration…

Et oui, dans les CHU !

Durant ma carrière j’ai vu des dizaines de cas :

-      du patient qui avait ses chimios depuis des années en clinique et, quand la chimio est devenu inutile et le patient trop faible, se retrouve en CHU parce que, comme par hasard, il n’y a plus de lit disponible pour le recevoir en clinique,

-      au patient dont la chirurgie c’est mal passée, et qu’on mute en réanimation d’un CHU parce que “les réas des CHU sont mieux pourvues en matériel et en personnel”, alors que le cas est désespéré …

Et que dire du service où je travaille actuellement ? Sommes nous si mauvais que ça pour avoir eu, par exemple, 4 décès en un seul week-end ?

Certainement que oui si on se réfère à la pensée du petit Nicolas !

La vérité c’est que nous accueillons les patients de l’annonce de leur diagnostic jusqu’à leur fin de vie. Nous les accompagnons, nous les réconfortons, nous leur apportons des soins et de l'attention. Et c’est souvent à la demande des patients eux-mêmes, que nous avons suivis durant plusieurs années pour leurs chimios, que ceux-ci poussent leur dernier souffle dans notre unité. Durant des mois ils ont tissés des liens de confiance et de respect avec nous, et préfèrent mourir dans le service où ils connaissent tous les soignants plutôt que dans une unité de soins paliatifs avec de parfaits inconnus, ou d'infliger cette douleur supplémentaire à leurs proches en décédant à domicile...

Alors, petit Nicolas, je te mets un 0/20 pour ta copie. L’hôpital, les soins, ne sont pas aussi facilement évaluables qu’une chaîne de production.

Avant de parler, il faut se renseigner…

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06 septembre 2008

Entendu cette semaine

J'écoutais tranquillement France Inter, lorsque que j'ai entendu des propos qui m'ont, une fois de plus, énervée. Un journaliste interrogeait François Fillon sur la "mutation" du préfet de Corse, suite à l'occupation de la maison de Christian Clavier par des nationalistes. La réponse du 1er Ministre siffle encore comme une balle à mes oreilles :

"Le gouvernement n'a aucun compte à rendre."

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

?????????????????

!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ben ça alors! Elle est pas belle la vie!

Cette déclaration est comme l'écho d'une autre. Celle d'un certain Raffarin qui, sûr de lui, déclarait : "La rue ne gouvernera pas".

Messieurs les politicards, dois-je rappeler à votre bon souvenir que vous êtes des élus du Peuple et, qu'à ce titre, vous êtes nos représentants et que OUI, vous avez des comptes à nous rendre.

Les français élisent un gouvernement et non pas un groupe mafieux composé de petits dictateurs. Aussi désagréable que cela puissent vous paraître, le véritable chef du gouvernement c'est le peuple, les citoyens français... la Rue... NOUS!

Il serait souhaitable que vous relisiez la constitution française et que vous vous imprégniez de notre histoire...

Vous savez quoi?

.... vous me dégoutez!

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15 août 2008

Vous avez dit "Justice"?

taVoilà quelques temps que les décisions de justice m’interpellent.

Je trouve que notre justice à tendance à s’immiscer trop rapidement, et trop loin, dans notre quotidien.

Certes, nous avons besoin de la justice afin de ne pas tomber dans l’anarchie la plus complète mais il faut savoir poser des limites.

Vous avez tous en mémoire les livres de Marcel Pagnol. En toute objectivité, ces livres racontent un temps pas si éloigné du notre.

Est-ce que vous imaginez trouver dans ces romans des passages où le petit Marcel traiterait son instituteur de “connard” ?

Je pense que si le petit Marcel s’était risqué à se comporter de cette façon, l’instituteur l’aurait giflé, sa mère l’aurait puni durement et son père l’aurait, lui aussi, giflé puis l’aurait traîné par la peau du cou pour que le petit Marcel présente ses excuses publiques à son instituteur.

… vous voyez où je veux en venir ?

Oui, les temps ont changés. Les gamins insultent leurs profs, ils sont soutenus par leurs parents, les profs craquent, sont condamnés et ces affaires font les choux gras des J.T..

Honteux !

Condamné à 500 euros pour une gifle donnée à un élève qui l’avait traité de connard, je plains ce prof dont le visage est, maintenant, connu de la France entière. J’imagine son calvaire lors de sa prochaine rentrée scolaire.

Quelle légitimité, quelle autorité, va-t-il avoir devant ses élèves ?

Et l’élève ? Va-t-il devenir le caïd de la cour de récrée ? Fort de son expérience, va-t-il insulter tous ses profs et faire des émules parmi ses petits copains de classe ? Après tout, la Justice ne lui a-t-elle pas donné raison ?

J’aurais préféré une fin à la Marcel Pagnol ou un règlement à l’amiable entre le prof, sa hiérarchie, l’élève et son père.

Par contre, messieurs les “Justicieux”, si vous souhaitiez une condamnation, sachez que vous n’avez fait que la moitié de votre travail ! Il fallait aussi condamner le père ! Et avec triple chefs d’accusation !

1°) Abus de pouvoir : travaillant dans les forces de l’ordre, le père était venu, avec ses collègues, chercher le professeur incriminé pour une garde à vue mais sans respecter la procédure habituelle.

2°) Insulte à un agent de l’état : étant le “tuteur” de son mineur de fils, il doit en assumer les faits et gestes et personne ne doit oublier qu’un prof est un représentant de l’Etat français

3°) Défaut d’éducation de sa chère et tendre progéniture…

Et oui !

Justicieux, politicards et journaleux divers et variés, n’essayez pas de nous faire prendre de vessies pour des lanternes !

Les profs ne sont pas des éducateurs !

Les profs sont là pour ENSEIGNER, pas pour éduquer!

L’éducation est, et restera, le rôle des PARENTS !

A eux d’assumer, ensuite, leurs failles et faiblesses dans ce domaine.

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19 décembre 2007

Lettre, ouverte et apolitique, au Président.

Monsieur Sarkozy,

Je suis une citoyenne qui a beaucoup de mal à comprendre la politique et j’aimerai bien que vous puissiez éclairer ma lanterne sur plusieurs points.

Depuis l’âge de 4 ans, j’ai toujours su ce que je voulais faire. Je souhaitais aider les autres, alléger les souffrances… être infirmière.

Après un bac D réussi j’ai donc tout naturellement enchaîné par des études dans un Institut de Formation en Soins Infirmiers (I.F.S.I.). Trois ans et demi d’études plus tard me voilà professionnelle. A la plus grande joie de mes parents, ouvriers tous les deux.

Pourquoi mon diplôme est-il reconnu comme un Bac +2 ? Le diplôme d’infirmière est-il un sous-diplôme ? Sommes-nous moins utiles que d’autres professions ?

J’ai immédiatement été embauchée dans un hôpital public. C’est un choix, mon choix. Je crois aux valeurs du système hospitalier français : chacun a le droit aux mêmes soins, à la même prise en charge quelque soit sa catégorie socio-professionnelle, ses idées religieuses et politiques, sa couleur de peau…

Quelques années après avoir débuté, de nouvelles directives sont tombées. L’hôpital était déficitaire et il fallait faire des économies. Je l’avoue, il y avait des dépenses inutiles et nous avons donc commencé à être plus économes. Mais il y a des limites à tout. Après plus de 15 ans, nous sommes maintenant arrivés à la limite de nos possibilités en termes d’économie, à moins d’accepter d’être préjudiciables dans nos soins aux patients (ce qui n’est pas entendable et acceptable).

Les Directions, et Ministères, successifs ne s’y sont pas trompés : il faut maintenant faire des économies sur le personnel. Les arrêts maladie, les congés maternité, les départs divers ne sont pas remplacés. Comment est-il alors possible d’assurer des soins de qualité à un même nombre de patients avec moins de personnel ? Une infirmière, que l’on fait revenir sur ses repos pour palier le manque d’effectif, est-elle aussi performante qu’une professionnelle qui a eu le temps de se reposer ?

L’hôpital est-il une entreprise ? C’est la question que je me pose chaque jour. Depuis 2005 l’hôpital fixe des objectifs d’activité à chaque unité de soins. D’ailleurs on ne parle plus d’unité de soins mais d’unité de production de soins ! Les patients doivent-ils, alors, êtres considérés comme des pièces sur une chaîne de production ? L’hôpital est-il assimilable à une usine ?

Votre leitmotiv : « travailler plus pour gagner plus ». Je suis Infirmière Cadre de Santé (le nouveau nom des surveillantes et autres cheftaines) et, chaque mois, je comptabilise les heures des agents de mon équipe. Les heures supplémentaires se comptent en centaines pour chacune d’entre elles. Touchent-elles plus ? Non, ces heures gonflent un compte d’heures qui ne leur servira jamais à rien ! Les RTT ? Je ne peux leur accorder car il faut combler le manque, permanent, d’effectif. Les payer ? Avec quel argent ? Il manque déjà pour recruter !

Le système de santé français est reconnu, dans le monde entier, comme l’un des plus performant. J’ai peur que cela soit déjà du passé…

Il reste encore, dans les hôpitaux, du personnel motivé qui regorge de qualités humaines et de grandes valeurs professionnelles… mais pour combien de temps ? Comment peut-on continuer de demander aux professionnels de prendre soins des autres alors qu’on ne leur permet plus de prendre soin d’eux-mêmes ?

Vous répétez à longueur de temps que vous assumez vos décisions. Alors assumez-les jusqu’au bout et promettez, si vous-même ou l’un de vos proche nécessite des soins, de venir à l’hôpital public et non pas en clinique ou dans un hôpital militaire...

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22 juillet 2007

Le monde est fou !

Ma

Dimanche dernier, le 15 juillet, j'ai été réveillée par trois coups de feu. Il est 07h.30. Je me lève d'un bond, demande à mon mari si, lui aussi, a entendu.
Il me répond, en marmonant, de ne pas m'inquiéter, que ce doit être des pétards qui restent de la fête du 14 juillet...

N'écoutant que mon 6ème sens, je me lève et sors. Je pense, alors, que quelqu'un est venu s'en prendre au jeune chevreuil qui vient dans mon jardin.
Je vire et tourne mais ne vois personne, même pas une voiture.
Je rentre et la journée se poursuit sans que j'y repense.

Vers 20h.00 je vois un de mes chats, Mathys le Matou, se trainer lamentablement de dessous de voiture, en dessous de tables, dessous de chaises...
Il peine à tenir debout et n'arrive pas à sauter.
Il semble épuisé.
Je m'approche doucement de lui et remarque qu'il a une patte en sang. J'essaie de l'examiner mais il se met à ronfler.

Mon sang ne fait qu'un tour : j'ai compris!
Les trois coups de feu ce matin...
Quelqu'un a tiré sur Mathys!

Nous l'avons immédiatement emmenez chez le vétérinaire qui à confirmé nos craintes et l'a gardé une nuit en observation.

Il est sorti d'affaire mais boite encore légèrement (il faut dire qu'il a 2 plombs dans les coucougnettes!, le pauvre).

J'ai été, ensuite, déposer plainte au commissariat. Avec les policiers, nous nous sommes arrêter de compter à 20, les plombs qui sont présents sur la radio de Mathys.

Mat

JE  HAIS  LA  VIOLENCE

JE  DETESTE  LES  "HUMAINS"  QUI  TIRENT  SUR  LES  ANIMAUX

JE  VOMIS  LES  ARMES

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11 mai 2007

Ils assassinent la Sécu !

S1Rassurez-vous je ne vais pas vous parler des élections. Je ne vous parlerai pas, non plus, de Droite ou de Gauche.

Mais voilà, il existe des injustices qui me révoltent, que j’endure sans rien dire à longueur de journées, un sourire figé sur mes lèvres et les poings serrés dans mes poches. Aujourd’hui je ne serai ni politiquement, ni socialement, correcte. Vous êtes prévenu(e)s !

1er “coup de gueule”

Le 1er point concerne une nouvelle loi qui est passée totalement inaperçue lors de son passage (et je me demande toujours pourquoi). Elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2006 et concerne les demandes de prises en charge des Affections Longues Durées (ALD).

Les ALD sont les prises en charge à 100%, par la Sécurité Sociale, lorsque vous souffrez d’une affection grave telle que le cancer, le diabète, etc.

Pour être un peu plus claire, je vais prendre comme exemple le diagnostic d’un cancer (je sais, ce n’est pas très réjouissant mais ça a le mérite d’être parlant !).

Avant le 1er janvier 2006, votre parcours de soins était le suivant :

1°) Vous alliez consulter votre médecin traitant pour des problèmes, graves, de santé. Votre médecin, après quelques examens, vous orientait vers l’hôpital pour affiner les examens et conforter son diagnostic.

2°) A l’hôpital le diagnostic de cancer était posé et les médecins qui vous avaient pris en charge s’occupaient des documents administratifs à envoyer à la Sécu pour que vos soins à venir soient pris en charge à 100%.

Coût : 1 consultation à 21€ + frais d’hospitalisation

Depuis le 1er janvier 2006, votre parcours de soins est le suivant :

1°) Vous allez consulter votre médecin traitant pour des problèmes, graves, de santé. Votre médecin, après quelques examens, vous oriente vers l’hôpital pour affiner les examens et conforter son diagnostic.

2°) A l’hôpital le diagnostic de cancer est posé et les médecins vous sont dans l’obligation de vous ré-adresser à votre médecin traitant pour que ce dernier remplisse votre demande de prise en charge à 100%.

3°) Vous retournez donc voir votre médecin traitant. Celui-ci complète la demande pour la Sécu (formulaire qui ressemble à une feuille d’arrêt maladie, ni plus ni moins), par rapport à des résultats d’examens faits à l’hôpital !

4°) Pour dédommager votre médecin traitant, la Sécu lui verse la somme de 40€… pour avoir simplement complété un bout de papier !

Coût : 1 consultation à 21€ + frais d’hospitalisation + 1 consultation à 21€ +

40€ = 82€ + frais d’hospitalisation

… Et ils osent nous demander d’être vigilants sur nos dépenses de santé, pour ne pas aggraver le trou de la Sécu !!!! Non, mais je rêve !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

2ème “coup de gueule”

La CMU (Couverture Maladie Universelle) aurait pu être une grande idée mais elle me fait “gerber” (comme dirait une aide-soignante de mon équipe : « Chef, calmez-vous ! Quand vous êtes énervée vous avez tendance à devenir grossière et… j’aime pas ! »).

Je n’arrive plus à admettre que nos anciens, qui ont travaillés toute leur vie, se retrouvent avec des retraites de misère. Retraites trop petites pour pouvoir se payer une Mutuelle, mais trop “élevées” pour pouvoir bénéficier d’aides financières en cas de grave maladie.

Chaque jour, dans mon service, je reçois des personnes âgées qui viennent pour suivre leur chimiothérapie. Elles payent de leur poche le forfait journalier de 16€ par jour. A raison de 2 hospitalisations, de 3 jours chacune, tous les mois = 96€/ mois. Ces patients ne disent rien, mais je sais qu’une telle somme resserre encore plus le budget qui leur reste pour vivre.

Malgré tout, ces têtes blanches restent souriants, aimables et polis.

Si je passe dans la chambre d’à côté, voir même le lit voisin, je suis confronté aux heureux bénéficiaires de la CMU : entre 30 et 40 ans, n’ayant jamais travaillé de leur vie, toxico depuis l’adolescence, vendeurs de dope à leurs heures perdues… (Non, je caricature à peine !).

Ils se permettent de parler au personnel comme à des chiens, donnent des ordres, prennent tout le monde de haut, sont grossiers et menaçants…

Et, le bouquet final, ils exigent d’avoir une ambulance pour rentrer chez eux : “Ben quoi ? J’suis remboursé par la sécu moâ !”. Ce que je leur refuse systématiquement car, que je sache, ils n’ont pas besoin d’ambulance lorsqu’ils vont acheter leurs doses.

Le fossé qui existe entre ces 2 cas me terrorise. Je ne juge pas mais je suis peiné par ces personnes âgées, toujours très dignes, qui rentrent parfois en bus simplement pour ne pas aggraver le trou de la Sécu. Où est l’erreur ? Les aides ne sont-elles pas les bonnes ? La répartition n’est-elle pas équitable ? Je m’interroge et rumine…

Vous êtes témoins :

je suis socialement, politiquement, foncièrement INCORRECTE !

Mais j’assume…

S2

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31 mars 2007

Combat du siècle : Dame Nature vs Bénéfices Financiers...

... le combat est-il truqué?

Ca1Lorsque j’ai rencontré mon mari, je vivais dans une grande ville (Lyon pour ne pas la nommer). Je commençais à souffrir des embouteillages, de l’agressivité latente de la population, du manque de sérénité…

Nous avons donc décidé de nous installer à la campagne. Nous avons acheté une maison qui se trouve en retrait de toutes autres habitations à l’exception de 2 voisins.

De plus, comme nous sommes dans une voie sans issue, nous ne sommes pas dérangés par des allées et venues intempestives. Il m’arrive de sortir en pyjama sur le chemin qui passe devant chez moi car je sais que je ne croiserai personne. Bref, en un mot, nous avons choisi notre lieu habitation pour le calme qui y régnait.

Autour de la maison, il y a un grand espace vide où poussent des buis, des acacias, des aubépines, de la végétation de maquis et… des orchidées sauvages.

Le matin, quand je pars travailler (à 05h.30 !), les phares de ma voiture éclairent la vie cachée de messieurs les lièvres, monsieur Goupil et, parfois, de quelques daims. En journée, il est possible de voir un Grand Duc planer au-dessus de nos têtes et, la nuit, 2 ou 3 chauves souries volent autour du seul réverbère, en quête de petits insectes en guise de festin.

Le bonheur !

Mais, il y a un MAIS, ce bonheur va-t-il bientôt être réduit à néant ?

Hier, mon mari à rencontré 2 personnes de la société des autoroutes. Ceux-ci lui ont expliqué que, pour construire un nouveau tronçon, ils avaient besoin de gravier et qu’ils allaient donc ouvrir une ancienne carrière qui se situe… derrière chez nous !

Quelques chiffres :

Durée prévue du chantier : fin 2007 à fin 2009

Tonnage d’extraction : 589 000 m3

Distance du chantier (par rapport à la maison) : 200 m

Aménagements divers : goudronnage d’un chemin (qui passe aussi en pleine forêt) pour le passage des camions, chemin qui se trouve à 50 mètres en contre bas de chez nous

Totalité des nuisances engendrées : inconnue

Avis des riverains pris en compte : 0

Aménagements prévus pour le confort et la sécurité des riverains : 0

Contres parties prévues : 0

A part ça Madame Nature se porte de mieux en mieux et les politiciens ont de belles paroles pour la protéger…

Et, gâcher la tranquillité, la santé et les biens de quelques personnes ce n’est vraiment pas important au regard des bénéfices engendrés par certaines entreprises et quelques communes…

Si vous avez quelques informations qui pourraient m’être utiles pour faire front : n’hésitez pas à me contacter ou à laisser un commentaire.

Dame Nature et moi-même vous en seront très reconnaissantes!

Ca2

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27 mars 2007

Vous avez dit "écologie" ?

Col_reATTENTION : au marché, le petit papy qui vous vend les légumes de son jardin est peut-être un dangereux criminel activement recherché !

Je m’explique :

Le purin d’orties (fermentation d’orties dans de l’eau) est utilisé depuis “la nuit des temps” par les jardiniers. C’est un engrais et un répulsif contre les pucerons.

Eau

+

orties

=

produit naturel

=

pas de dollars pour engraisser les grandes multinationales de produits chimiques

En septembre 2002, en France, le purin d’orties devenait hors la loi !

Mais ce n’est que le commencement car ; le 5 janvier 2006, une loi  interdit la fabrication, la détention, l’utilisation, la publicité, la recommandation et la vente de ces produits naturels, artisanaux et traditionnels de nos campagnes.

(Cf. dans la loi citée ci-dessus le TITRE IV / RÉPONDRE AUX ATTENTES DES CITOYENS ET DES CONSOMMATEURS / Chapitre Ier / Améliorer la sécurité sanitaire et la qualité des produits / article 70)

Aujourd’hui j’ai envie d’être une hors la loi !

1°) parce que notre environnement en a grandement besoin

2°) parce j’ai envie de vous faire un cadeau

3°) parce que j’ai parfois l’âme rebelle…

Alors si vous souhaitez tout savoir sur les recettes naturelles contre les pucerons, le mildiou, la rouille ou autres cochenilles : allez donc jeter un œil du côté du Carnet horticole et botanique du Jardin botanique de Montréal

P.S. : un nouveau merci à nos amis québécois (plus je fréquente le Web et plus je les aime !). 

Fou

Posté par Anecdote71 à 20:06 - Qui sème le vent, récolte Ma tempête ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 mars 2007

Mais que fait la Police ?

om   

   Vendredi soir, en allant prendre mon train pour rentrer chez moi après une journée de dur labeur, je me suis retrouvée face à un mur bleu. J’allais prendre les escaliers pour monter sur le quai quand j’ai vu un attroupement de personnes qui prenaient des photos et faisaient signer des autographes.

En levant les yeux, je me suis aperçue que ce mur, bleu ciel et bleu marine, était constitué par des uniformes : ceux d’une vingtaine de policiers (bleu marine) et ceux des joueurs de football de l’OM (bleu ciel, limite bleu layette).

Les policiers faisaient barrage pour éviter que les badauds, dont je suis, ne viennent trop près de ces Messieurs les joueurs. Impossible de les approcher, certes, mais impossible de me rendre sur mon quai. Il fallait attendre… ce que je me suis résignée à faire.

Après le passage des joueurs, j’ai attendu que les passagers “ordinaires” du train passent aussi… J’ai finalement atteint mon quai. Là, il y avait effervescence chez le personnel de la S.N.C.F.. Tous avaient sorti leur téléphone portable/appareil photo et chacun montrait les jooooliiiis clichés qu’ils avaient pris des footballeurs. Quelqu’un aurait pu se jeter sous un train que personne n’aurait rien vu, tant ils étaient occupés à admirer leurs clichés de stars footballistiques ! Heureusement, personne n’avait l’âme suicidaire ce soir là !

Mon coup de gueule n’est pas contre les joueurs de l’O.M. : ils m’intéressent autant que je les intéresse…

Mais je suis une citoyenne française qui paie ces impôts.

Oui, et alors ?

Alors tout cela m’écœure !

Pourquoi dois-je payer pour la sécurité de ces messieurs les footballeurs dont je me fous éperdument?

Est-ce vraiment le rôle de la Police, Nationale, de jouer aux gardes du corps de toute une équipe sportive “privée” ?

Les clubs de foot n’ont-ils pas les moyens de payer une société de sécurité pour assurer la garde et la protection de leurs joueurs ? N’est-ce pas leur devoir ?

Pourquoi utiliser les fonds publics pour ce genre de conneries alors qu’il y a tellement de choses à faire ailleurs…

om_2     om_3

Dessins issus du site Chez Tom 

Posté par Anecdote71 à 07:11 - Qui sème le vent, récolte Ma tempête ! - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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