03 avril 2009
C'est LE jour...
Oh la la!
Je suis tellement impatiente...
Impatiente d'être ce soir.
Je l'attends avec fébrilité dépuis que j'ai appris, c'était en décembre, sa sortie...
Tout a commencé, il y a très longtemps, lorsque j'étais enfant, et que pour un Noël j'ai eu ça:

Ensuite, je me suis tournée vers les consoles portables. Toujours fidèle à Nintendo, j'ai commencé par la Game Boy (qui est un véritable monstre quand on compare sa taille à celles des consoles actuelles).

Et puis je suis passée, directement, de la Game Boy à la DS Lite:

Mais, aujourd'hui c'est la sortie de la DSi!
Depuis plusieurs jours, je me passe en boucle la vidéo de présentation. Tout est prêt pour l'accueillir : en 2 mois j'ai déjà acheté sa housse, ses protections d'écran, son stylet design...
Vivement ce soir! En espérant qu'il en restera encore une pour moi!
Mais je n'ai toujours pas fait mon choix : blanche ou noire? Noire ou blanche?


Par contre, si ça vous tente, je vends ma DS Lite...
04 novembre 2008
Reconnaissance
Sans les Internes en médecine, les services hospitaliers ne fonctionneraient pas. Les médecins séniors passent leur à courir entre leurs consultations, les avis à donner dans les autres services et leurs travaux de recherches.
Les Internes changent de service tous les 6 mois et, vendredi dernier c’était le dernier jour des Internes, qui étaient présents dans le service depuis le mois de mai.
Je vous avais déjà parlé des cadeaux envoyés par l’équipe soignante ici mais je ne m’attendais pas à cette autre surprise !
Les 3 Internes sont venus me voir dans mon bureau pour me remercier et me donner ces beaux cadeaux :
Un lotus à faire pousser, des chocolats d’un chocolatier M.O.F. et une carte très touchante !

Un peu de reconnaissance, ça fait du bien !
10 juin 2008
La chaire de poule
Une musique qui me donne la chaire de poule à chaque écoute........
A ne pas écouter les jours de spleen
01 mars 2008
Simplement...
... parce que je les trouve belles...
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15 février 2008
Les zozios sont de retour!
Quelle joie!
Quel plaisir!
Ca me met de bonne humeur!
Quoi donc? Mais les oiseaux voyons!
Et oui, bien que la température soit en dessous de 0°C chaque matin, les oiseaux sont de retour. Ils piaillent de bon matin, volent de branche en branche, se poursuivent, font les fous.
Ce matin j'ai vu :
Des moineaux 
Des mésanges bleues 
Un merle noir 
Une pie 
Un couple de rouge-gorges 
Un geai
...et plein d'autres dont j'ignore les noms.
Cette petite pagaille matinale m'a donné le sourire pour toute la journée et j(ai remarqué que les fleurs du cognacier japonnais commençaient à poindre leur nez...
... le printemps s'annoncerai-t-il?
03 novembre 2007
Retour de vacances
Et oui, me revoilà après avoir passé une semaine en Bresse Bourguignonne.
Une semaine salutaire, en compagnie de mon mari, mes parents et mes neveux.
Nous avions loué un gîte à l'occasion des 60 ans et du départ en retraite de mon papa.
Logés dans une ferme bressanne, entièrement rénovée et aménagée, nous avons passé notre temps à manger!
Nous avons mangé du poulet à la crème
des corniottes, pâtisseries qui ressemblent à de grosses chouquettes
des bréchets, aussi appelés grenouilles du pauvre. Il s’agit des os de vœux qui se trouve sur le poulet et que l’on fait cuire et accommode comme des grenouilles… un délice !
de la tête de veau sauce gribiche, spécialité de Louhans.
Enfin bref, de la bonne chaire !
Et ce soir… tartiflette !
23 septembre 2007
Retomber en enfance?
Je vous l'ai déjà dit, j'adore lire. Mais j'aime aussi
faire de découvertes.
Mon expérience, en lecture, se limitait aux livres "classiques" : romans, biographies, autobiographies, essais, policiers, artistiques....
Et puis, je ne me souviens plus à qu'elle occasion, cet été j'ai décidé qu'il fallait que je tente les mangas...
En voilà une drôle d'idée! J'ai acheté un bouquin qui sert de référence en mangas : explications des différents styles, connaissances des mangakas (dessinateurs de mangas), comment lire un manga....
Saviez-vous qu'il existe toutes sortes de mangas? Des mangas coréens qui se lisent à l'européenne, des mangas japonnais qui se lisent... à la japonnaise (de droite à gauche).
Des mangas pour les enfants, pour les adultes, pour les femmes, pour les hommes, pour les hétéros, pour les homos, violents, sans violence,... j'en passe et des meilleurs!
Pour mon 1er manga, j'ai opté pour CHOBITS : sens de lecture japonnais, sans violence, sans sexe et qui s'adresse plutôt aux jeunes femmes (quoi, à mon âge !?!?!).
Et je dois avouer que je prends beaucoup de plaisirs avec cette lecture. Un peu perturbée, au départ, par le sens de lecture je me suis très vite laissée surprendre par la beauté de certains dessins, l'histoire gentillette et les nombreux détails.
Mais ne vous méprenez pas, en regardant les images qui accompagnent ce texte. Comme tout manga qui se respecte, les dessins sont en noir et blanc uniquement!
A vous de laisser libre cours à votre imagination pour le voir en couleurs!
Bref, vous l'aurez compris je me délecte de ce livre comme d'une sucrerie!
Alors, laissez-vous tenter!
03 août 2007
Je suis en vacances!
YEESSSS!!!! Je suis, enfin, en vacances! Quel plaisir!
Ne plus se lever aux aurores
,
ne plus prendre le train
,
ne plus stresser au travail
.
Prendre sont temps
,
lire un bon bouquin
,
manger de bonnes choses
,
se reposer
...
Etre en vacances, c'est le vrai bonheur!

Crédits :
photo canard "Just ducky" : Sofia Katariina
photo aurore "Sunset" : Niapa
photo train "5533 SNCB" : Alangbrf
photo stress "Stressed" :Us2fogies
photo café "Dinner tonight" : Joana (Aqua J.)
photo livre "Book and glasses" :Dgarsys
photo biscuit "Rigoletto macaron/la maison du chocolat" : Bionicgrrl
photo chat qui dort "Sleepy!" : Gina loves kitties
photo enfant qui rit "Justin" : Giophotos
14 mai 2007
Reconnaissance (2)
Après vous avoir raconté la marque de reconnaissance qui m’a le plus émue, voici une autre “aventure” professionnelle.
J’avais terminé ma formation de Cadre de Santé, depuis quelques mois, lorsqu’il m’a fallu retourner dans mon ancien service pour récupérer du matériel médical.
Je rentre donc dans mon ancien service (Réanimation) et empreinte le long couloir qui longe la succession de chambres.
Après quelques pas, il me semble entendre quelqu’un prononcer mon prénom… un mirage du passé ?
Je fais encore quelques pas quand j’entends, nettement, crier mon prénom plusieurs fois. Je me retourne… personne !
Encore quelques pas… nouveaux appels… toujours personne dans le couloir… et les appels se font de plus en plus insistants…
Je décide donc de revenir sur mes pas et me laisse guider par ces appels.
C’est alors que je me retrouve devant l’entrée d’une chambre. Dans cette chambre il y a 2 patientes : l’une dort profondément, l’autre me regarde avec insistance. Cette dernière continue à m’appeler, les yeux embués de larmes et un immense sourire sur les lèvres.
Mon cerveau tente, à toute vitesse, de superposer ce visage à celui d’un de mes proches… en vain !
Je m’approche lentement de cette dame qui perçoit ma perplexité : « Anecdote, vous vous souvenez ? C’est vous qui m’avez sauvé la vie. Tout le monde me disputait en disant que je devais me calmer et vous, quand vous vous êtes approchée de moi, vous avez tout de suite compris le problème et… vous m’avez sauvé la vie ! Chaque jour, depuis, j’ai prié pour vous. » Son sourire s’efface alors légèrement, elle me prend la main et, d’une voix plus angoissée, me demande encore « Vous vous souvenez ? Dites, vous vous souvenez ? »
Non, je ne me souviens plus.
Mais cela je ne peux pas lui dire, son regard est trop plein d’espoir pour la contredire.
J’engage, alors, une conversation avec cette dame. Elle est grisonnante, ridée, ses yeux sont d’un bleu délavé, elle doit avoir entre 70/80 ans et elle est à bout de force.
Nous parlons longuement de sa maladie, de sa vie, de ses souvenirs… Pour moi c’est, interminablement, le néant : je n’arrive toujours pas à la situer.
A la fin de notre conversation, elle me reprend les mains, me remercie à nouveau plusieurs fois et me laisse partir en me disant qu’elle continuera à prier pour moi chaque jour (dans la profession, il est fréquent que nos anciens nous remercient en nous disant qu’ils prieront pour nous).
Assez bouleversée par ce qui vient de se passer, je demande au médecin du service à pouvoir consulter le dossier de cette patiente : peut-être trouverais-je indice pour éclaircir cette situation ?
Après quelques minutes de lecture en diagonale, je retrouve dans le dossier de soins des relèves infirmières avec mon écriture. Je lis plusieurs d’entre elles avec attention, mais sans lien avec ce que m’a raconté cette dame. Puis je trouve une de mes relèves qui explique qu’une nuit où je travaillais, il s’est en effet passé quelque chose.
Cette dame souffrait d’une insuffisance respiratoire chronique. A l’époque des faits, elle avait été hospitalisée en réanimation pour une décompensation sévère de sa maladie. Le traitement consistait à la “ventiler” par le biais d’une machine (respirateur) adaptée à un masque (Cf. la photo en fin d'article), hermétiquement posé sur le visage, qui englobe le nez et la bouche. Nous parlons alors de V.N.I. (Ventilation Non Invasive) pour différencier ce mode d’aide respiratoire de celui nécessitant une intubation (“tuyau” passant par le nez, ou la bouche, jusqu’à la trachée et relié à un respirateur). Lors du temps d’adaptation à ce mode de ventilation non invasive, les patients nous disent souvent qu’ils ont la sensation d’étouffer. Il faut, en effet, un certain temps pour que le corps s’habitue au fait qu’il doit se laisser guider par la machine.
Cette dame, donc, avait bénéficié de ce traitement. Lors de celui-ci, la “fameuse” nuit, elle avait présenté une agitation inhabituelle. Le médecin de garde et mes collègues étaient venus à sont chevet et lui avait dit de se calmer, de laisser faire la machine… mais plus ils parlaient et plus elle s’agitait. Voyant qu’il y avait un problème, je m’étais moi aussi approchée et c’est alors que j’avais constaté que le respirateur avait un paramètre déréglé (il s’agissait de la PEEP : pression positive en fin d’expiration, comme si vous bloquiez vos poumons remplis d’air et que vous ré-inspiriez sans les vider).
Je n’ai donc rien fait de remarquable : simplement mon travail.
Je me dois aussi d’avouer que, concernant ma profession, j’ai la chance d’avoir comme un “6ème sens” qui me guide dans mes décisions et mes soins. Ce 6ème sens ne m’a jamais fait défaut et beaucoup de collègues et de médecins en ont été témoins (d’ailleurs, si vous avez une explication…).
Pour cette dame, ce simple acte professionnel lui est apparu comme exceptionnel, comme si je lui avais sauvé la vie…

10 avril 2007
Reconnaissance (1)
En France, dans le milieu professionnel, il est difficile d’obtenir une once de reconnaissance pour notre travail. Ce n’est pas dans notre culture.
A l’hôpital, lorsque vous y travaillez, il ne faut jamais attendre le moindre signe de reconnaissance de votre hiérarchie : je ne suis même pas certaine que les différentes directions connaissent l’existence de ce terme !
Heureusement, pour les soignants, il existe la reconnaissance des malades et ça c’est inestimable.
J’ai décidé de vous en faire les récits. Le premier, celui qui suit, remonte à une quinzaine d’années.
Lorsque je travaillais en Réanimation, nous avions souvent des patients siciliens qui venaient pour des greffes hépatiques.
Un jour, nous recevons dans le service, un sicilien de 50 ans. A l’époque, les patients greffés étaient enfermés dans une chambre “stérile” et ne pouvaient recevoir de visites durant les premiers jours.
Je m’occupe de ce monsieur et trouve qu’il est triste, dépressif et se laisse lentement glissé.
Comme il ne parle pas un seul mot de français (et moi, pas un seul d’italien !) la discussion est difficile. Je m’adapte et, tout en gardant ma bonne humeur et mon dynamisme, lui fait comprendre plusieurs choses en parlant lentement et en mimant. Comme à mon habitude, je le “bouscule” un peu tout en gardant de l’humour, de la gentillesse et de la disponibilité.
Les jours passent et : ses yeux commencent à s’éclairer, puis sa bouche ébauche quelques tristes sourires, puis il accepte de quitter son lit, puis il se lève seul, puis il m’accueille, chaque jour, debout avec un salut militaire, un grand sourire et un tonitruant “Commandanté”. Cela c’est déroulé sur plusieurs semaines mais l’amélioration était visible de jour en jour.
Ce patient est ensuite parti dans un autre service et je l’ai oublié. Je m’étais occupé de lui comme je le faisais de tous les autres.
5 ans plus tard, j’étais dans une chambre à réaliser des soins quand ma surveillante vient me chercher : “Anecdote, un monsieur souhaite te voir en salle d’attente”.
Me voir ? Un monsieur ?... Nous sommes le matin et les visites ne sont autorisées que l’après-midi…
Je termine mes soins avec des questions plein la tête puis me dirige vers la salle d’attente.
De loin, j’entends des discussions. Ils sont plusieurs et parlent italien. Il y un couple d’une cinquantaine d’années ainsi qu’un jeune homme et 2 jeunes filles. Ils se ressemblent, ce doivent être les parents et les enfants. Mais je ne reconnais personne…
Le regard du monsieur plus “âgé” croise alors le mien et, tel un diablotin jaillissant de sa boîte, se lève avec un immense sourire, fait un salut militaire et me crie “Commandanté !”.
Là pas de doute, je sais de qui il s’agit. Il a reprit du poids, des couleurs mais c’est bien lui.
Je m’approche, sert les mains de toute la famille pendant que chacun d’eux se met à pleurer… Qu’ai-je fais ? Pourquoi pleurent-ils tous ?...
L’ancien patient se met à parler, toujours en italien, et ses enfants me traduisent ses propos :
Il est venu, hier, voir le chirurgien pour le suivi de sa greffe mais il ne pouvait pas partir sans me voir. Il était déjà passé la veille mais c’était mon jour de repos et il avait donc décidé de repousser d’une journée son retour en Sicile. Il avait économisé sur plusieurs années pour avoir assez d’argent pour que sa femme et ses enfants fassent le voyage avec lui et me rencontrent. S’il était vivant, c’était grâce à moi. Oui, après la greffe il n’avait plus le cœur à rien, il se sentait fatigué, douloureux et seul dans un pays étranger où personne ne parlait sa langue. Il voulait mourir pour ne plus rien sentir. Puis je m’étais occupé de lui, l’avait “secoué”, lui avait fait comprendre qu’il fallait qu’il s’en sorte : pour lui mais aussi pour sa famille qui comptait sur son retour… Tout ça il ne l’avait jamais oublié et il ne l’oublierai jamais. L’histoire de l’ “Infirmière Commandanté” avait fait le tour de sa famille et de son village.
Ils venaient tous me remercier en me serrant dans leurs bras, en m’embrassant, en pleurant, en levant les bras au ciel pour implorer le Seigneur….
Ces retrouvailles ont durées ½ heure, puis ils sont partis en me disant que je serai toujours la bienvenue en Sicile : car j’étais, maintenant, de leur famille, de leur village, de leur Pays….
Je ne les ai jamais revus mais, ce jour-là, j’ai eu le sentiment d’être réellement à ma place, professionnellement parlant.
Mes collègues m’ont posé des questions : « C’était qui ? », « Qu’est-ce qu’ils te voulaient ? »… Je n’ai pas répondu, c’était mon cadeau, mon secret.
Je suis retournée auprès des patients, l’œil humide mais le cœur léger et, je l’avoue, un petit sourire de satisfaction sur mes lèvres…













